Articles de presse
Un rêve qui peut couler
Nouvelle-Calédonie / mer - Article du 11.08.2008 - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
Malgré les dommages, le voilier Cheyenne, en contreplaqué mais solidement construit, s’en est bien tiré, mais il reste à changer des membrures et à réparer le bordé afin de le remettre à l’eau.
Les voiliers ne courent pas le même risque d’être endommagés selon leur matériau de construction. Ainsi, lors des derniers coups d’ouest, le voilier Cheyenne, drossé contre les rochers de la baie de l’Orphelinat, a subi d’importants dégâts. Le bouchain inférieur de sa coque en contreplaqué a été troué en plusieurs endroits et l’eau a envahi le navire. Son propriétaire a pu constater les dégâts après sa récupération par la Scadem et le tirage à terre par l’équipage de Nouville Plaisance. Dans le second coup d’ouest qui a suivi, au cours duquel plusieurs bateaux, voiliers ou à moteur, ont été drossés de la même manière au même endroit, le voilier Mako, solidement construit en aluminium, a parfaitement résisté aux chocs contre les rochers. Tiré de son faux pas au moyen de la vedette Croix du Sud, de la SNSM, le propriétaire a pu voir en plongeant sous la coque qu’il n’avait subi que quelques petites bosselures et n’avait pas eu d’entrées d’eau. Parmi les bateaux en bois et en fibre, en revanche, beaucoup ont été détruits. Preuve s’il en était qu’il vaut mieux « manger le corail » avec une coque en métal que dans tout autre matériau. Et le mieux, quand on connaît le point faible de son « rêve sur l’eau » est d’anticiper en écoutant les bulletins météo et de se rendre à bord afin d’être prêt à agir pendant le coup de vent. Faute de quoi, le rêve ne s’écroule pas, mais il coule.
Cheyenne sauvé des eaux
Nouvelle-Calédonie / mer - Article du 30.07.2008 - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
Le propriétaire, averti de l’arrivée du second coup d’ouest d’hier, a bien fait de faire enlever son bateau sans quoi celui-ci serait probablement aujourd’hui en miettes.
Le voilier Cheyenne qui s’était échoué sur l’enrochement de la baie de l’Orphelinat, pendant le coup d’ouest de la nuit de vendredi à samedi, a été renfloué, lundi après-midi. Il a aussitôt été mis au sec sur le terre-plein de travail de Nouville Plaisance. Le propriétaire a fait appel à la Société calédonienne de dépollution et d’expertise maritime car la tâche était délicate. Il fallait faire en sorte que le voilier se soulève avec la marée montante sans que la coque se déchire sur les rochers où il était planté. Les plongeurs ont procédé en installant des structures gonflables fermées appelées « chameaux », en allégeant d’abord l’arrière, puis, la marée continuant de monter, ils ont soulagé l’avant et, enfin, ils ont placé un troisième chameau au centre. Un quatrième a été gonflé à l’intérieur afin que le voilier ne risque pas de couler pendant le remorquage. En raison du faible tirant d’eau de la baie à cet endroit, il a été fait appel à la vedette de la SNSM pour le remorquage. Les opérations ont commencé à 15h30 et se sont achevées trois heures après.
Jacques Dousseron, premier scaphandrier mélanésien
Nouvelle-Calédonie / mer - Article du 15.05.2008 - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
Le jeune diplômé est actuellement en stage de perfectionnement sur le caisson hyperbare de Nouville.
Jacques a été qualifié scaphandrier de classe II : il peut intervenir jusqu’à 60 mètres de profondeur.
Jacques Dousseron, originaire de la tribu de Banutr, à Ouvéa, est depuis peu le premier scaphandrier mélanésien professionnel de Nouvelle-Calédonie. Il est actuellement en formation sur le caisson hyperbare de Nouméa.
Ce jeune homme de 28 ans est né et a toujours vécu dans le domaine de la plongée sous-marine, à Ouvéa. « Je faisais de la plongée en bouteille et de la chasse sous-marine, seul, avec des touristes ou avec des amis », explique-t-il. « Je voulais faire un truc qu’aucun Mélanésien n’a fait. Comme je faisais aussi de la soudure, j’ai intégré l’Institut national de la plongée (INPP) à Marseille afin de devenir scaphandrier professionnel. Là- bas, j’ai fait neuf mois de soudure à terre puis trois mois de cours de scaphandrier et enfin, trois semaines de soudure sous-marine en pleine eau. » A l’issue des cours, Jacques a été qualifié scaphandrier de classe II (il peut intervenir jusqu’à 60 mètres de profondeur) avec les mentions A, B, C et D. Le certificat classe II mention A est reconnu pour les activités offshore : HSE - IMCA. La mention B permet toutes les autres activités subaquatiques et la plongée à l’air jusqu’à 60 mètres. La mention C permet d’exercer la profession paramédicale pratiquée en hyperbare aux pressions relatives allant jusqu’à 6 bars (6 kg au cm2). La mention D est celle des tunneliers tubistes qui peuvent intervenir en atmosphère sèche jusqu’à la pression relative de 6 bars. Outre cela, Jacques Dousseron a obtenu divers certificats annexes, le Certificat de radiotéléphoniste restreint ou CRR, des certificats de secourisme, de lutte contre l’incendie, etc. En résumé, c’est un scaphandrier complet qui est revenu en Nouvelle-Calédonie.
« Je voulais faire un truc qu’aucun Mélanésien n’a fait »
Depuis son retour, il est employé à la SCADEM (Société calédonienne d’expertise maritime). « Je lui avais fait une promesse d’embauche s’il obtenait ses diplômes », précise à ce sujet le gérant de l’entreprise, Jean-Pierre Garceran. « Comme tel est le cas, je l’ai employé en CDD jusqu’à la fin de l’année et j’ai l’obligation de lui faire passer la phase pratique afin de perfectionner ses acquis. Il est actuellement en formation sur le caisson hyperbare et va travailler aux travaux de soudure pour des marchés que la SCADEM a passés avec la Marine nationale et la SLN. Son cas est rare car, en Nouvelle-Calédonie, l’arrêté 79 réglementant la plongée professionnelle n’impose pas d’être formé professionnellement aux travaux sous-marins, contrairement à la Métropole. C’est la raison pour laquelle les donneurs d’ordre des grands travaux maritimes en Nouvelle-Calédonie font appel à des sociétés de scaphandriers métropolitaines », conclut-il.
Une deuxième entreprise de plongée certifiée Veritas
Nouvelle-Calédonie / La vie du port - Article du 23.02.2006 - Hervé Girard - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
La caméra sous-marine permet à l’expert d’observer les coques des navires ou les ouvrages maritimes depuis l’écran de surface.
C’est la deuxième entreprise de travaux sous-marins calédonienne qui, comme la Société d’exploitation des mers du Sud agréée depuis plus d’une dizaine d’années, pourra intervenir officiellement dans le cadre des expertises des ingénieurs du BV. « Pour être agréés Veritas, nous avons dû investir 2,5 millions CFP de matériel pour pouvoir faire les expertises sous-marines mandatées », explique le gérant de la Scadem, Jean-Pierre Garceran. « Il s’agit principalement de matériel vidéo comprenant une caméra numérique à haute définition protégée par un boîtier sous-marin étanche. Elle est reliée à la surface par un câble coaxial branché sur un écran. Celui-ci permet à l’expert de faire ses observations. Il donne ses indications à l’aide d’un téléphone sous-marin dont une partie du dispositif est incorporée dans le masque facial du plongeur ».
Scénario d’expertise
Les prises de vues en vidéo font ensuite l’objet d’un montage de film permettant d’expliciter et d’illustrer le rapport d’expertise. Des appareils de mesure complètent l’équipement. Ils peuvent notamment être utilisés pour l’étude des déformations de coque. Un appareil photo numérique en caisson étanche renforce le dispositif technique. « La Scadem n’agit pas en tant qu’expert mais sous le contrôle de celui-ci », précise Jean-Pierre Garceran. « La société est mandatée par le client armateur ou autre. » La Scadem est spécialisée dans les travaux sous-marins, le déminage, le dynamitage, le calage de navires et la formation professionnelle liée au travail sous la mer. Ce sont ses techniciens qui font actuellement fonctionner le caisson hyperbare de Nouville Plaisance.
Le caisson hyperbare maintenant opérationnel
Economie / Divers - Article du 20.07.2004 - Hervé Girard - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
Jean-Pierre Garceran, ancien plongeur démineur de la Marine nationale et ancien entrepreneur de travaux sous-marins, qui a coordonné la remise en état et en fonction du caisson, a expliqué à quoi servait exactement le dispositif, précisant qu’il ne devrait pas se trouver dans un lieu comme ici (dans un local de Nouville Plaisance) mais à l’hôpital. « Cependant, on ne pouvait plus attendre », a-t-il précisé. « Ce sera une situation transitoire. » « Le caisson devait être sorti de la carte sanitaire mais cela n’a pas été fait afin que les soins puissent être remboursés. Il reste une partie juridique à régler, notamment une convention entre l’hôpital et différents intervenants. La formation du personnel aura lieu à partir du mois d’août et en septembre », a-t-il conclu. M. Garceran a rappelé que la Province sud avait financé la totalité de la remise en état de cet équipement. Rappelons que le matériel a d’abord été à l’abandon depuis vingt ans dans l’ancienne morgue de l’hôpital Gaston-Bourret puis conservé dans un container étanche au CHS Raoul-Follereau de Ducos. Le site de Nouville Plaisance a été choisi car il est aisément accessible par la mer et par la voie des airs (héliport du quai Fed à proximité) et de plus se trouve, en cas de besoin, à proximité du CHT Gaston-Bourret. --Un plus pour le tourisme La solution choisie pour gérer ce caisson a été la création d’une association loi de 1901. Denis Verhoeven, vice-président de Nouvelle-Calédonie Plongée, se réjouit de cette installation. Ce groupement de quinze structures de plongée sur les seize réparties sur le territoire, selon M. Verhoeven, y trouve un argument de poids pour vendre la destination plongée en Nouvelle-Calédonie. « Avant, quand on proposait ce produit à l’étranger, on tombait souvent sur une fin de non-recevoir en raison de l’absence de caisson », a-t-il commenté. « On a maintenant les dossiers déjà prêts pour le prochain salon professionnel Top Resa à Deauville, le salon nautique de Paris et le Work Shop de Sydney, en septembre. Avant, on n’avait pas de plongeurs australiens. Ils rencontreront désormais les bonnes conditions pour pouvoir venir. On a aussi prévu des interventions par voie de presse en Nouvelle-Zélande. C’est un atout pour que la chaîne soit complète. Maintenant, on a un produit fini à proposer. On sera aussi au Japon en mai. Enfin, une page relative au caisson sera incluse sur notre site Internet www.nouvellecaledonieplongee.com. »
Test réussi pour le caisson hyperbare
Nouvelle-Calédonie / La vie du port - Article du 01.07.2004 - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
« C’est satisfaisant. Il n’y a aucun souci. Nous avons à faire à des professionnels ». Jean Louis Douyere, chef de la section techniques industrielles de la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de Nouvelle-Calédonie (DIMENC), avait rendez-vous, hier, à Nouville Plaisance avec les membres de l’association Sécurité plongée. Avec son collègue, Frank Connan, inspecteur des installations classées, ils ont attesté de la conformité du futur caisson hyperbare vis-à-vis de la réglementation relative aux appareils à pression. « Le Comex 1 800 a réussi son premier examen, il est techniquement opérationnel pour dix ans » confie M. Douyere.
En Calédonie depuis 1984
Ce caisson est sur le territoire depuis vingt ans. Il n’a pourtant jamais servi. A l’époque, son coût de fonctionnement avait été jugé trop élevé. Depuis février, l’association Sécurité plongée, subventionnée par la Province sud, le réhabilite. Deux docks mitoyens ont été aménagés à Nouville. Selon le directeur technique de l’association, Jean-Pierre Garceran, « les locaux sont presque terminés. D’un côté, se trouve le local technique, avec les compresseurs, le groupe électrogène, la cuve à incendie et les réserves d’air et de gaz médicaux. De l’autre, le vestiaire, le cabinet médical, la salle de cours et le caisson. »
Ni fuite, ni déformation
Rempli de plus de 9 000 litres d’eau, la pression intérieure a été montée à 7,5 bars. Ni fuite, ni déformation de la structure, le Comex 1 800 a subi avec succès son épreuve hydraulique. Cet examen de résistance est obligatoire tous les dix ans. Le Comex 1 800 peut donc fonctionner à une pression maximum de 5 bars. Deux ingénieurs de la société Tech Plus, spécialiste des caissons et fluides médicaux, sont arrivés spécialement sur le territoire vendredi. Ils ont préparé cet examen et doivent remettre à neuf l’équipement. Pour M. Lafosse, « ce caisson n’est plus au goût du jour. Nous allons le rénover et l’adapter aux évolutions technologiques. Du point de vue de sa structure, il est en bon état, il n’y a pas un point de rouille. »
En service mi-octobre
Analyseur digital d’oxygène, ventilation automatique, enregistreur de paramètres, système interne d’incendie, échappement de secours, ces deux experts ont énormément de travail. A leurs côtés, Norbert Le Buhotel, infirmier hyperbariste devra rééquiper le caisson. Le 19 juillet, il sera techniquement opérationnel. Médicalement il faudra attendre mi-octobre, le temps pour le personnel de terminer sa formation. D’ici là, des conventions doivent être signées avec le CHT, les praticiens privés et la société d’exploitation.

